Le ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), le professeur Tony Mwaba Kazadi, a eu des échanges fructueux avec les syndicalistes de l’Espace Grand Kasaï ce jeudi 09 juin 2022 dans la salle des réunions de l’Hôtel 12 Maisons, dans la commune de Kananga, ville du même nom, dans la province du Kasaï-Central, autour des revendications des enseignants des écoles maternelles, primaires et secondaires.

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Ces défenseurs des enseignants ont informé le Gouvernement, représenté par le ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, de la politisation de l’EPST par des politiciens à travers la création des syndicats irréguliers qui provoquent le désordre. Ce sont ces syndicalistes qui sont financés par certains ennemis tapis dans l’ombre pour combattre la gratuité de l’enseignement primaire.
L’édition Hors-Session au Sankuru n’a jamais été payée, ont-ils déclaré, avant de préciser que certains responsables de l’EPST gèrent sans avoir été nommés par le ministre national.

Ces avocats des enseignants ont également porté à la connaissance du ministre de l’EPST qu’ils sont très marginalisés par les Proved, Ipp et Diprosec, et que la prime des inspecteurs n’est pas encore payée. De même, certaines écoles accusent beaucoup d’arriérés en termes des frais de fonctionnement.

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En réponse, le professeur Tony Mwaba Kazadi a d’abord défini la profession de syndicaliste de “noble”, dans la mesure où il consiste à la défense des faibles que sont ses syndiqués. A ce titre, il appartient aux syndicats réguliers de défendre cette profession en combattant les irréguliers.

Il a demandé aux syndicats réguliers de chasser les moutons noirs qui pullulent en République démocratique du Congo.

Face à leurs revendications, le ministre de l’EPST les a d’abord invités à reconnaître les efforts fournis à travers l’application sans faille de la gratuité de l’enseignement primaire. A cela, il faut ajouter la prime de brousse, la prime de gratuité, l’augmentation des salaires des enseignants et des frais de fonctionnement, la mécanisation des Nouvelles Unités… des réalisations pour lesquelles les syndicalistes devraient dire merci au Chef de l’Etat.

Pour Tony Mwaba Kazadi, la force d’un syndicaliste n’est pas dans sa capacité à décréter les grèves, mais plutôt dans son approche du Gouvernement pour trouver des solutions aux problèmes de ses syndiqués.

Depuis l’arrivée du Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, le métier d’enseignant est devenu séduisant. Ainsi, cette profession étant noble, il a invité les syndicalistes à la protéger en chassant tous les moutons noirs.

AMM

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