L’invasion des champs par les éléphants est devenue un phénomène récurrent dans plusieurs champs dans les localités de Masambo-Kanyatsi et Kathwakavuya en groupement Basongora et Malambo en secteur de Ruwenzori dans le territoire de Beni. Malgré les cris d’alarme des habitants voisins du parc national des Virunga auprès des autorités de l’Institut National pour la Conservation de la Nature, ICCN, rien de concret n’est fait pour arrêter cette Invasion des pachydermes, il y a de cela cinq mois, ont déploré ce mardi 16 août les habitants voisins de cet espace protégé.

Personnel du Parc National des Virunga
Personnel du Parc National des Virunga

Ces paysans qui vivent grâce aux activités champêtre disent que cette dévastation de leurs champs par les éléphants impacte négativement sur leur quotidien. Ces derniers souhaitent que l’ICCN trouve dans l’urgence des solutions pour arrêter ce phénomène, éviter des tensions entre population et agents de l’ICCN

” C’est plus de cinq mois que les activités champêtres sont envahies par les éléphants qui viennent du parc national de Virunga vers Semuliki. Le quotidien des habitants de Kyatenga, Kanyatsi, Masambo1, Hululu, Lume … Nous pensons que l’érection des fils peut être la solution. Ça va diminuer la concurrence entre la population et les autorités du parc, surtout éviter le braconnage. Que l’ICCN agisse dans l’urgence, car nous vivons de ces activités champêtres “, ont déclaré quelques habitants de ce coin.

En réaction, le chargé de liaison secteur Nord de l’institut national pour la conservation de la nature, ICCN, indique que les discussions ont déjà été amorcées afin de trouver une solution idoine à ce problème. Monsieur Merdi Baraka rassure que son organisation réfléchisse à fond afin de soulager les paysans.

Merdi Baraka, chargé de liaison au sein de l'ICCN.
Monsieur Merdi Baraka, chargé de liaison au sein de l’ICCN.

“Nous sommes en train de discuter avec les agriculteurs afin de chercher les voies pacifiques pour résoudre cette problématique des éléphants qui dévastent leurs champs. Nous espérons que d’ici quelques jours, on pourra mettre en place des mécanismes nécessaires pour essayer de limiter les dégâts dans cette zone “, a-t-il déclaré

Signalons que la nouvelle société civile congolaise en place avait déjà saisi les autorités compétentes afin d’exiger leur implication à tous les niveaux. La même structure citoyenne avait révélé dans sa déclaration qu’environ 12 champs ont déjà été détruits par ces pachydermes venus des Virunga

Nehemy Mbusa

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