Décrété il y a une année en province du Nord Kivu et l’Ituri par Félix-Antoine Tshisekedi, l’état de siège connaît des contestations au sein de la classe politique du Nord Kivu.

Par suite de son bilan jugé très mitigé sur terrain selon les objectifs assignés à cette mesure, certains déclarent être favorables à la levée de cette mesure exceptionnelle donnant des pouvoirs à l’armée et à la police dans ces deux entités précitées victimes de la barbarie perpétrée par les groupes armés négatifs, il y a de cela une vingtaine d’années.

C’est le cas du député provincial Jean-Paul Ngahangondi qui pense que l’État congolais ne doit pas continuer à maintenir une mesure qui a échoué sur tous les plans. En revanche, ce président fédéral du Parti politique démocratie chrétienne fédéraliste Nyamwisi, DCFN rappelle que les forces armées de la RDC ont toujours été efficaces face aux groupes armés négatifs sans l’état de siège.

” Il ne faudrait pas faire croire à la population congolaise que sans l’état de siège, l’armée ne peut pas combattre les ennemis de la république. Ils ont leur travail de routine connu par la constitution. Nous avons eu à gagner plusieurs guerres dans ce pays alors qu’il n’y avait pas l’état de siège.

La guerre contre les Enyele, Bundudiakongo, Bakata Katanga, CNDP et le M23. Pourquoi continuer à maintenir une mesure qui a échoué lamentablement sur terrain.”, S’interroge-t-il.

S’agissant des opérations militaires lancées dans la région, cet élu du territoire de Beni estime qu’il n’y a pas des opérations militaires concrètes contre l’ennemi. La preuve selon lui, l’armée joue qu’à la défensive à lieu place de l’offensive sur le plan opérationnel. Jean-Paul Ngahangondi croit que c’est la raison de l’échec lamentable de l’état de siège.

” L’état de siège sans opérations militaires ne produira rien. Nous, ce que nous sommes en train de demander et de réclamer auprès du pouvoir central, ce sont des opérations militaires dans la région. Nous avons toujours vu des opérations de défensive que de mener une offensive contre l’ennemi “, indique le député Jean-Paul Ngahangondi.

Instauré sur ordonnance présidentielle en mai 2021 pour une durée de 30 jours, l’état de siège afin de mettre un terme à l’activisme des groupes armés négatifs, cette mesure n’est plus la bienvenue dans les deux provinces. Plusieurs rapports des organisations de défense des droits humains ont indiqué que les actes d’atteinte aux droits de l’homme se sont aggravés au Nord-Kivu et en Ituri.

Néhémie Mbusa

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.