Depuis 2014, la région de Beni fait face à une violence extrême. La présence des armées locales et étrangères a engendré des morts, des déplacés et des orphelins, une situation qui ne permet pas à certains enfants victimes de ces violences à accéder à une éducation de qualité.

C’est le cas de 103 écoliers encadrés au sein de l’école primaire Saint Jérôme de Butembo. Une école ayant un effectif de 174 apprenants orphelins déplacés et qui n’a pas de moyens de fonctionnement. Des enseignants bénévoles se sacrifient pour redonner un espoir à ces petits êtres vulnérables dans cette école locataire.

Cette situation inquiète au plus haut niveau le chef de l’établissement, Madame Vutsopire Charlotte, directrice de l’école œuvrant au site Tsakatsaka. Elle regrette que certains parmi ses élèves n’aient pas de fournitures scolaires pour une bonne assimilation des notions apprises, des enseignants non outillés pour donner suite au faible moyen de finance.

madame vutsopire charlotte
Madame Vutsopire Charlotte

” Nous recevons des enfants qui sont venus des zones victimes de l’insécurité. Mon école fonctionne difficilement. Des enfants arrivent ici sans fournitures scolaires, sans uniforme… Nous réussissons grâce aux assistances de bonne volonté “, explique la directrice de l’E.P. Saint-Jérôme.

À la suite des massacres perpétrés par les ADF dans la région de Beni et l’Ituri, la ville de Butembo enregistre un nombre élevé d’enfants déplacés orphelins. Certains vivent sans assistance et d’autres sont pris en charge dans des familles d’accueil malheureusement démunies.

Néhémie Mbusa

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