Accusé d’agression sexuelle au Canada, pasteur Mukendi se dit victime d’un complot

Un ressortissant congolais est accusé d’agression sexuelle par la justice canadienne.

Déjà condamné au premier degré à 8 ans de prison, le pasteur Paul Mukendi Wa Bukole se trouve actuellement à Kinshasa. Le procès au second degré devra donc se poursuivre sans lui. Il dit avoir fui l’injustice et non la justice. Ce pasteur canadien d’origine congolaise affirme être victime d’un complot monté contre lui à cause de ses convictions religieuses, notamment son opposition à l’homosexualité.

Son épouse qui s’apprêtait aussi à quitter le Québec, est actuellement en détention, après avoir été arrêtée à son domicile par la police canadienne. Le pasteur Paul Mukendi martèle qu’il ne se considère pas comme un fugitif.

Pasteur responsable de l’église ” Centre évangélique la parole de vie”, installée à Québec, il s’est vu être condamné pour des accusations portant sur des faits prétendument commis par lui au Québec, en 2001, alors qu’il n’a foulé le sol de cette ville qu’en 2003.

Il a fait une mise au point le 19 octobre 2021, à la Gombe, devant la presse, afin de laver son honneur qui a été gâché par la justice canadienne.

Aux yeux de ses frères et sœurs congolais, ce pasteur continue de clamer haut et fort son innocence. Il a fait savoir qu’il refuse d’être à la merci d’une justice corrompue.
Canadien d’origine congolaise, né à Lubumbashi et père de 4 enfants, Paul Mukendi est aussi réputé pour ses prises de position contre l’homosexualité dans un pays où cette pratique fait partie de la vie normale.

“Cette intransigeance fait de lui, depuis 2017, l’objet de multiples persécutions, tracasseries et tribulations de tous genres au Canada où il est résidant depuis 2003 et dont il est devenu citoyen”, ont indiqué ses avocats au cours de ce point de presse.

Selon ces praticiens du droit, Paul Mukendi est sans aucun antécédent judiciaire, responsable de famille, leader de masse, menant une vie exemplaire. Il ne peut pas être auteur d’une si lourde peine.

Famille et église menacées, enfants arrachés

Le pasteur Paul Mukendi déplore le fait que pendant la période de l’enquête, la police canadienne a saisi ses biens de valeur en violation des droits de l’homme et de droit de la défense en particulier. On y dénombre des bijoux, sa maison et ses comptes bancaires. “Quel rapport y avait-il entre ces biens et la vérité judiciaire recherchée ?” se pose-t-il la question.

Il poursuit que des enquêteurs avaient exigé à son épouse Carmel Mukendi de témoigner contre lui, en le présentant comme un mari violent qui la tabasse. Au cas contraire, on lui arracherait ses enfants. C’est ce qui est arrivé puisqu’elle a refusé catégoriquement de témoigner faussement contre son mari.

D’après les avocats du pasteur Paul Mukendi, le but de cette extorsion de témoignage était de ” tenter d’obtenir dans le cercle le plus rapproché du pasteur, d’éventuels témoignages pouvant asseoir les prétentions de l’accusation en mal de prouver avec cohérence ces allégations”.

Les enfants mineurs du couple Mukendi ont été arrachés à leurs parents par la justice québécoise. Ils ont été séparés de leurs parents pendant six mois sans que personne ne se préoccupe du traumatisme que cela entraînerait chez ces innocents placés dans des familles inconnues.

Même les autres membres de l’église n’ont pas été épargnés en cette période. Les enquêteurs sont allés auprès d’eux, les menaçant de leur arracher les enfants, s’ils refusaient de quitter l’église du Révérend Paul Mukendi. Les enfants de tous ceux qui avaient refusé de quitter l’église, croyant à l’innocence de leur pasteur, ont été retirés des mains de leurs parents.

Serein, Paul Mukendi rassure : « Soyez forts. Tenez fermes et ne faiblissez pas. La bataille n’est pas encore terminée. Dieu ne ment jamais, la victoire est certaine. On peut tout falsifier, mais la vérité triomphe toujours », a-t-il conclu.

C-RA

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