Butembo : un officier militaire meurt aux côtés des 4 autres personnes dans une attaque armée

officier militaire meurt aux côtés des 4 autres personnes

Des hommes portant des armes à feu ont attaqué la résidence d’un officier militaire des FARDC dans la matinée du samedi 26 novembre dans la ville de Butembo. Lors de cet assaut dans la commune de Kimemi, 5 personnes ont été tuées, 2 autres blessées.

D’après le maire de Butembo qui confirme ce bilan, deux soldats des FARDC ont été tués, dont le lieutenant-colonel Jules Ibitasimwa, trois assaillants neutralisés et deux éléments loyalistes blessés. Sans fournir l’identité exacte des hommes qui ont attaqué la ville, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly indique que le motif de cette incursion n’est pas connu.

Jusqu’ici, nous ignorons le mobile de l’attaque. Mais le commandant de la ville vient de confirmer que la situation est calme et que la population peut exercer librement ses activités. Les forces armées maîtrisent la situation », apaise celle-ci.

En dépit de cette accalmie, les activités socio-économiques sont restées paralysées partout dans la ville. Ceci est dû à des balles tirées par des éléments des FARDC en pleine opération. Pendant cette période, une personne a succombé à ses blessures à la suite de tirs de balles par des éléments loyalistes.

Ces opérations ont été dénoncées par le personnel soignant de l’hôpital neuropsychiatre Ukandilama/CEPIMA. Selon les infirmières, les militaires ont tiré des balles à l’intérieur de l’hôpital, semant la panique chez le chef des malades.

« Nous déplorons le comportement des FARDC qui viennent de commettre les dégâts énormes au sein de l’hôpital neuropsychiatre Ukandilama CEPIMA en cassant les balles dans tous les sens. Les dommages causés à l’établissement sont sérieux », a déclaré un psychologue.

Il est à noter que toutes les écoles de la ville n’ont pas ouvert leurs portes après des affrontements entre les populations et les soldats. Il sied de signaler que la ville de Butembo fait face à une crise de confiance entre populations et autorités compétentes à la suite des violences perpétrées par les éléments de sécurité.

Néhémie Mbusa

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