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Congo-Kinshasa : Véritable dilemme au sujet de la crise

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi a déclaré l’année 2020 comme celle des actions, dans son discours sur l’État de la Nation devant les deux chambres réunies en Congrès en décembre 2019. Pour s’en convaincre, ses proches brandissent le plus gros investissement américain signé lors du passage à Kinshasa de Peter Pham, Envoyé spécial des États-Unis dans la région des Grands Lacs.

Ils évoquent également une autre signature avec l’entreprise canadienne pour l’exploitation du Cuivre dans la province de Lualaba. Cette mine sera, selon les Investisseurs, la deuxième productrice mondiale du cuivre après le Chili.

Année des actions? La Miba reçoit 200 millions de dollars américains pour sa relance.
« Nous ne sommes qu’au début de l’année, attendez voir plusieurs entreprises se bousculer au Congo Kinshasa.

En attendant, la hausse des prix sur le marché est vertigineuse. Les prix ont doublé et l’argent se faire rare. Le franc congolais connaît une dépréciation qui rend malade et tourne le coeur.

En face des ténors des actions, il y a ceux qui estiment qu’il y’a une crise politique née de dernières élections de 2018.  » Rien ne marchera dans ce pays tant que la crise de légitimité durera ». Ces derniers ont présenté un plan de sortie de crise qui laisse étonnement Tshisekedi diriger deux ans durant. Selon ce plan, Martin Fayulu, présidera le Haut Conseil pour la réforme des Institutions.

Dès lors, deux blocs se dessinent. D’une part, la Coalition au pouvoir FCC-CACH, et d’autre part, Lamuka, cette organisation politique ayant soutenu la candidature de Martin Fayulu à la présidentielle de 2018.

Des segments
Il y a-t-il crise politique ? Les analystes politiques répondent par l’affirmatif et évoquent la non application de deux ordonnances du Chef de l’Etat par le Ministre du FCC. Le souverain primaire parle également de la crise entre FCC et CACH.

Cependant, ce n’est pas cette lecture de la crise que fait Lamuka. On comprend dès lors qu’il y a plusieurs crises au Congo. Celle qu’évoque Tshisekedi à Londres, laquelle, si elle persiste, l’amènera à utiliser son stylo rouge. Il y a la crise de légitimité made Lamuka; crise de faim et de hausse des prix des denrées de première nécessité pour la population, et la crise made america qui veut que des têtes tombent, celles impliquées dans les différents crimes.

Ils ne sont pas en reste, les admirateurs du ballon rond qui ils s’inquiètent de l’imminente fermeture du Stade des Martyrs à cause de son aire de jeu archaïque, du manque d’éclairage et de la sécurité qui n’est pas bien assurée au temple sportif de Kinshasa.

Dans les Universités, les étudiants et professeurs des Universités ont leur modèle crise. Les Magistrats sont en grève et parlent d’une crise. Les Médecins ont leur forme de crise par qu’ils ne prestent pas. L’Est du pays traverse une crise quand il y a insécurité.

Eux, ce sont des comédiens qui se plaignent de leurs conditions de vie. Il s’agit là d’une crise. La population elle broie du noir et crient à tue-tête leur « ça ne va pas ». Mais elle croit au changement imminent, parce que le Chef a parlé d’une année des actions. Tout le monde fait sa lecture de la situation politique et interprète à sa façon ce qu’il qualifie de crise.

Debalé Yango

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