Gestion du ministre Steve Mbikayi: un audit exigé

Des mouvements citoyens et organisations féminines exigent un audit sérieux quant à la gestion des fonds alloués au ministre sortant des Actions humanitaires et Solidarité nationale, Steve Mbikayi, concernant des catastrophes naturelles, conflits communautaires et violences armées.

Ils estiment qu’à chaque situation, le gouvernement congolais a toujours débloqué des fonds nécessaires qu’il met à la disposition de ce ministre pour assister les victimes de toutes ces crises humanitaires et catastrophes naturelles.

Alors que les études approfondies sont entrain d’être menées dans plusieurs départements ministériels sur la gestion des ministres sortants, notamment celui de la Santé publique sur la gestion des fonds alloués à la prise en charge des malades atteints de la Covid-19, il se fait remarquer que le ministre des Affaires humanitaires et Solidarité nationale n’a jamais rendu compte au gouvernement de l’argent et autres biens mis à sa disposition.

Parmi ces catastrophes, il y a notamment les inondations de la ville d’Uvira, au Sud- Kivu ayant provoqué plusieurs dégâts humains et matériels; les conflits communautaires dans le territoire de Katanda, au Kasaï Oriental, entre Bena- Nshimba et Bena- Kapuya; les naufrages à répétition enregistrés sur le Lac Kivu, Fleuve Congo… ; même à Kinshasa où, à chaque inondation, le gouvernement vient toujours en aide aux victimes à travers le même ministère.

« Les informations en notre possession font état d’une certaine opacité et floue artistique dans la gestion de tous ces fonds par le ministre des Affaires humanitaires et de la Solidarité nationale et son Cabinet », lit-on dans une déclaration commune faite vendredi 5 mars.

Ces mouvements citoyens et organisations féminines exigent donc un audit sincère et sérieux sur la gestion des moyens mis à la disposition du Ministère des Actions humanitaires et Solidarité nationale par le gouvernement congolais. Ils tiennent à ce que la lumière soit faite sur les fonds mis à sa disposition par l’État, pour apporter une réponse urgente aux victimes de diverses catastrophes naturelles, conflits armés, etc..

Ils souhaitent, en fin, que les ministres du gouvernement sortant rendent compte de leur gestion avant l’entrée en fonction de l’équipe Sama Lukonde.

Parmi les organisations de la société civile et mouvements citoyens signataires de cette déclaration, il y a Femmes Solidaires (Feso), Ekoki, Umuntu, Forum Citoyen, Il est temps, Evarda, Soffleco- RDC, Collectif 2016 et Compte à rebours

Érick Ks

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