Journée mondiale de l’AVC, cette maladie qui frappe une cible sans préavis

Le monde entier célèbre, ce vendredi 29 octobre 2021, la journée mondiale de l’accident vasculaire cérébral (AVC) qui est aujourd’hui la première cause de handicap acquis de l’adulte. C’est une arme mortelle qui frappe sa cible sans prévenir.

Comment repérer au plus vite un AVC ? Comment est-il pris en charge ? Quelle est la vie après un AVC ?

L’AVC est une attaque soudaine qui peut affecter les fonctions motrices, le langage, la pensée, les capacités d’apprentissage ou les émotions des hommes et des femmes. Les accidents vasculaires cérébraux sont à l’honneur, ce vendredi 29 octobre, avec la journée mondiale de l’AVC.

150 000 AVC par an en France

150 000 AVC sont recensés en France chaque année, selon l’Inserm, soit un AVC toutes les 4 minutes. Chaque année en France, plus de 110 000 personnes sont hospitalisées et 30 000 malades décèdent. En Occitanie, plus de 40 AVC sont signalés par jour, indique l’Agence régionale de santé. L’AVC est la première cause de handicap acquis de l’adulte, la deuxième cause de démence après la maladie d’Alzheimer et la troisième cause de mortalité.

Le cerveau en position “stop”

L’accident vasculaire cérébral est une perte soudaine d’une ou de plusieurs fonctions du cerveau. L’AVC est provoqué soit par un caillot dans une artère, soit par une hémorragie causée par la rupture d’un vaisseau sanguin intracérébral. C’est une pathologie devenue fréquente et grave.

Deux types d’AVC

Il existe deux types d’AVC : l’AVC ischémique et l’AVC hémorragique.

L’accident vasculaire cérébral ischémique ou infarctus cérébral représente environ 80% des AVC. Dans le cerveau, un vaisseau se bouche brutalement à cause d’un caillot de sang et provoque l’arrêt complet de la circulation du sang dans cette zone du cerveau qui est alors privée d’oxygène. Il survient sans prévenir et provoque des troubles neurologiques qui régressent peu ou qui s’aggravent. Les lésions neurologiques peuvent être irréversibles. Des patients garderont des séquelles légères et pourront reprendre une vie professionnelle par exemple tandis que d’autres victimes conserveront des séquelles plus importantes.

L’accident vasculaire hémorragique représente environ 15% des cas. Il est plus fréquent au-delà de 55 ans. Il est provoqué par la rupture d’un vaisseau sanguin à l’intérieur ou autour du cerveau. Le sang inonde la zone du cerveau touché et interrompt localement le fonctionnement du cerveau. Les causes principales peuvent être : l’hypertension artérielle aiguë, un traitement avec des anticoagulants, la rupture d’un anévrisme.

Comment détecter un AVC

Plusieurs signes visuels permettent de repérer un patient qui fait un AVC. Ils dépendent de la zone touchée dans le cerveau :

la paralysie d’un membre ou d’un côté; la baisse brutale, unilatérale de la vision ou une vision double; des troubles de la sensibilité un membre ou d’un côté; des troubles du langage ou de la compréhension; des troubles de l’équilibre; un mal de tête intense, brutal et inhabituel.

Pour vous assurer qu’une personne est en train de faire un AVC, demandez-lui de lever les eux bras en même temps et de répéter une phrase. Si l’un des bras ne peut être levé ou retombe, si la personne a des difficultés à parler ou à comprendre, il y a urgence.

Au moindre signe, en cas de suspicion, il faut téléphoner sans tarder. Une prise en charge rapide du patient est essentielle pour éviter les séquelles irréversibles.

Plusieurs facteurs de risques

Il existe plusieurs facteurs de risque de faire des AVC : l’âge (les trois-quarts des AVC surviennent après 65 ans), le sexe masculin, les antécédents familiaux ou les migraines avec aura (symptômes visuels). D’autres facteurs contrôlables peuvent avoir un impact. Il est conseillé d’avoir une alimentation équilibrée et moins salée, de ne pas être en surpoids, de pratiquer une activité physique régulière, de ne pas fumer, de moins boire d’alcool.
Ces comportements réduiront les risques d’hypertension artérielle, d’obésité, de diabète ou d’hypercholestérolémie qui peuvent favoriser un accident vasculaire cérébral.

Quelle est la prise en charge

Un patient victime d’un AVC est pris en charge dans une unité neuro-vasculaire qui comprend des médecins et des personnels paramédicaux : infirmières, aides-soignantes, kinés, ergothérapeute, psychologues, etc. Le passage dans une UNV permet de rechercher la cause de l’AVC et de mettre en œuvre les traitements adaptés.

Place ensuite à la rééducation pour récupérer les fonctions altérées lors de l’AVC (langage, marche, vision, etc.) Elle se déroule dans les SSR (soins de suite et de réadaptation). Environ 50% des patients y sont dirigés. Ces patients entament des soins de longue durée mais peuvent aussi être dirigés vers un hébergement médico-social. D’autres patients peuvent naturellement regagner leur domicile.

Dans tous les cas, un patient victime d’un AVC devra faire une consultation de suivi post-AVC pluridisciplinaire.

C-RA

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