Nord-Kivu : des morts parmi les 200 000 déplacés en raison de conditions de vie déplorables.

Camp de déplacés

Plus de 200 mille civils se sont déplacés des villages du territoire de Rutshuru et Nyiragongo à la suite des affrontements entre FARDC et les rebelles du M23 soutenus par l’armée rwandaise.

Certaines personnes déplacées se sont réfugiées dans des familles d’accueil. Tandis que d’autres sont hébergées dans des sites spontanés et dans des centres collectifs tels que des écoles, des églises, des stades, des marchés.

Obligées de quitter, leur collectivité d’origine, ces personnes déplacées vivent dans des conditions éprouvantes. Certains n’ont accès ni à la nourriture, ni à l’eau, ni aux médicaments dans leur logement.

C’est le cas des déplacés hébergés dans le camp de déplacés de KanyaruChinya. Ceux-ci sont estimés à plus de 5 000 foyers vivants grâce à des actes de bonne volonté.

Cette aide humanitaire n’est pas suffisante pour répondre aux besoins de ces foyers, comme en témoigne Sébastien Sebanga, chef du camp de KanyaruChinya :

 » On n’a plus rien. La famine nous tuera ici. Les organisations humanitaires s’efforcent de nous aider en ce qui concerne l’eau. Mais nous n’avons pas suffisamment accès aux soins appropriés. La faim menace de nous exterminer si rien n’est fait  » alerte ce fonctionnaire à cretroactuel.com ce lundi 5 décembre.

Selon lui, les femmes donnent naissance à même le sol et certains enfants meurent par manque d’assistance médical adapté.

Dans les villes voisines, cependant, certaines filles déplacées se prostituent afin de se nourrir. Certains chefs de famille vivent de la mendicité pour suggestion nourrie leur progéniture.

A Butembo, des personnes, que nous avons interviewées, plaident pour la cessation des hostilités entre les deux forces. Et permettre le retour de la paix afin qu’elles rentrent dans leur milieu d’origine.

« Moi-même me retrouve à Butembo depuis octobre. Je viens du Rutshuru. En tant que père de six enfants, je suis forcé de faire du porte-à-porte afin de survivre. Je vis une période délicate mais j’aspire à la paix chez moi, où je possède mon avenir, le futur de mes enfants », raconte un citoyen croisé au marché central.

D’après l’OCHA des Nations Unies, plus de 200 000 personnes déplacées ont fui leurs maisons dans des zones d’hostilité entre les rebelles des FARDC et du M23.

En dépit des appels au cessez-le-feu pour l’ouverture d’un corridor humanitaire, rien n’est fait du côté de la rébellion.

Néhémie Mbusa

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