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RDC: Félix Tshisekedi face aux politiciens en soutanes

Les récentes déclarations de quelques pasteurs rencontrent la demande incessante d’un dialogue dans le cadre de la vérité des urnes et révèlent qu’il est des hommes de Dieu qui roulent contre le pouvoir issu des urnes .

Il y a un bon bout de temps, les nouvelles venant de Beni donnent une lueur d’espoir et rassurent. Les exploits des FARDC sur terrain augurent le début de la fin des massacres de la population après une vingtaine d’années des pleurs et des larmes qui ne séchaient pas.

Oui, endéans une vingtaine d’années, les Congolais ont été égorgés comme des rats à longueur des journées. Mais depuis l’arrivée du Chef de l’État actuel au pouvoir, les Forces loyalistes sont motivées et déterminées à défendre l’intégrité du territoire national. Les opérations de grande envergure lancées il y a quelques mois fructifient déjà.

Des rebelles sont capturés ou tués, des villages récupérés et des otages libérés. Une bravoure à maintenir et à pérenniser, nonobstant la complicité de certains Généraux, commerçants et politiciens congolais qui tirent des dividendes des tueries dans l’est du pays.

Alors que les bonnes et honnêtes gens favorisent les FARDC à colmater les brèches et éradiquer définitivement les groupes rebelles qui pullulent dans cette partie du pays, des politiciens et leaders religieux se liguent pour opposer la population aux Forces armées.

Paradoxe
Pendant que les forces négatives tuaient chaque jour pendant 20 ans, ces Pasteurs et politiciens de l’opposition s’étaient enfuis comme une épée dans son fourreau. Et maintenant que les assaillants fuient, talons au niveau de la nuque, certaines gens se réveillent de leur sommeil et c’est à peine qu’ils découvrent qu’il y a un plan de balkanisation de la Rdc.

Au lieu d’encourager les éléments au front, quelques leaders de Lamuka et les pères de des églises s’évertuent à semer la confusion aux fins d’inciter la population à s’en prendre aux militaires qui se battent bec et ongle, plus que jamais. Le fait que le Cardinal Ambongo, Fayulu et Muzito se soient retrouvés à Beni au même moment, n’est pas un fait anodin. L’impensé du discours invite à voir au-delà du rideau.

Lui qui avait publiquement soutenu Fayulu lors de la publication des résultats présidentiels, s’affiche indubitablement contre le pouvoir au profit de ses amis de Lamuka.  » Ambongo parle rarement de Jésus que de politique. Il a apparemment une dette morale de Fayulu » , regrette un Séminariste de Jean XXIII. Et son condisciple d’ajouter:  » Ses propos après sa fameuse tournée à Beni révèlent que ce pasteur a choisi inexorablement son camp.

Il devient une église à côté des copains . Les prises de position du père de l’église de Kinshasa ont suscité chez certains Évêques membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) un sentiment de méfiance contre l’archevêque métropolitain.  » S’il continue à diviser la classe politique, nous allons le dénoncer auprès du Saint père , a laissé entendre un Évêque en furie, ayant requis l’anonymat.

Les masques tombent
Tshisekedi doit ouvrir l’œil et le bon. Il y a désormais beaucoup de politiciens en soutanes. Lamuka a étendu ses racines jusque dans les églises. Aujourd’hui, ils réclament le dialogue pour éradiquer l’insécurité à l’est. Mais ce qui étonne est que le fameux dialogue réunira les hommes au pouvoir et les opposants qui sont fatigués de réclamer la vérité des urnes.

Question : pourquoi les deux leaders religieux, catholique et protestant ne préconisent pas des pourparlers entre les dirigeants et les groupes rebelles ? Parce qu’en diplomatie, on négocie avec les forces en présence. Les opposants, sont-ils devenus des interlocuteurs valables des groupes rebelles? Non, les Congolais ne sont pas dupes.

le but inavoué de ces concertations réclamées à cor et à cri par Lamuka au départ, puis par le locataire du Centre Lindonge et celui de la cathédrale protestante, est le partage du pouvoir, comme pour respecter la tradition. Moïse Katumbi était aussi à l’est lors de son safari, mais il n’a jamais découragé les Congolais comme le fait le successeur de Monsengwo.

Déjà le fait de pencher la balance d’un côté, irrite les nombreux chrétiens qui croient au changement avec Félix Tshisekedi. Les pasteurs devraient aussi tenir compte des sensibilités de leurs brebis pour éviter de les disperser. L’exemple du bon Pasteur Jésus doit interpeller les responsables religieux contemporains. De toute évidence, le peuple sait qui dit vrai et qui fait quoi. Celui qui ne rassemble pas, disperse, dit-on.

Edo

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