Violences sexuelles basées sur le genre: une délégation burundaise chez la Conseillère spéciale du chef de l’Etat en charge de la jeunesse et la lutte contre les violences faites a la femme Chantal Yelu Mulop

Conduite par le Secrétaire permanent au Ministère des Droits de la personne humaine, des Affaires sociales et du Genre, M. Félix Ngendabanyikwa, une délégation burundaise a échangé ce jeudi 28 novembre 2019 avec la Conseillère spéciale du Chef de l’Etat en matière de la Jeunesse et Lutte contre les Violences faites à la femme, Mme Chantal Yelu Mulop.

Cette délégation de dix personnes est venue s’enquérir de l’expertise congolaise dans la lutte contre les violences sexuelles basées sur le genre, en vue de mieux conduire le Centre National d’Information, de Formation et de Recherche sur les violences basées sur le genre, bientôt opérationnel au Burundi.

Selon le Secrétaire permanent qui a conduit cette mission de travail, il veut se servir de l’expérience de la République Démocratique du Congo dans le domaine. M. Ngendabanyikwa a déclaré qu’ils ont prévu de visiter certains Centres congolais travaillant dans le secteur afin de voir comment collaborer avec eux.
Face à la presse, il n’a pas caché sa satisfaction par rapport aux informations fournies par la Conseillère spéciale du Chef de l’Etat en matière de lutte contre les violences sexuelles faites à la femme. “Grâce à ces échanges, nous avons eu beaucoup d’informations au niveau stratégique et technique. Une fois dans notre pays, nous allons appliquer les informations reçues auprès de la Conseillère”, a déclaré le Secrétaire permanent.

De son côté, Mme Chantal a passé en revue les différentes actions déjà menées par la RDC pour sevir les auteurs des violences sexuelles. Ces crimes, a-t-elle indiqué, sont imprescriptibles en RDC, et qu’il n’y a pas de liberté conditionnelle pour le violeur qui court de 3 à 20 ans de servitude pénale principale.

En plus, la peine est encore plus sevère lorsqu’il s’agit des cas d’inceste, notamment quand un père viol sa fille.
Mme Yelu a mentionné également l’existence des lois sur les violences sexuelles, l’implication des relais communautaires pour dénoncer les cas de viol, l’élaboration des manuels pour la lutte contre les violences et la prise en charge des victimes par des Organisations non gouvernementales pour leur réintégration socio-économique.

Son bureau, dit-elle, accompagne les victimes, mais elles seules décident pour porter plainte.
Pour mener à bien ce combat, Mme Yelu a recommandé à ses visiteurs de pouvoir travailler en synergie avec d’autres ministères, y compris la Police et l’armée, pour l’efficacité de l’action. C’est ainsi que son bureau travaille en collaboration avec les Ministères du Genre, de la Défense, de l’Intérieur, de l’Education, etc.

Elle a annoncé, dans les tout prochains jours, le lancement de la campagne “Tolérance zéro”, la validation bientôt de la stratégie nationale de lutte contre les violences sexuelles.

TS

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